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Rimouski - Retour au bord

  • 19 mai
  • 2 min de lecture

Carlota, Bernard, Maël. Aéroport. Direction le Canada. Quelques semaines de stand-by. Le temps de boucler quelques dossiers à terre, de scruter les routages, de faire concorder les agendas. De se reposer aussi, parce qu'une aventure comme celle-ci, ça use plus qu'on ne veut bien l'admettre. Mais le bateau attend à Rimouski. Et il est temps. À quai, Cocorico IV n'a jamais été seul. Les équipes de la marina ont veillé. Premier bateau de la saison au ponton, mât trois fois plus haut que la moyenne du port : « ça cause ». Les gens s'arrêtent, regardent, prennent des photos, s'interrogent: qui sont ils? que font ils là? Le bateau fait son travail sans qu'on ait besoin de lui demander. L'équipage prend forme. Maël, on le connaît : technicien polyvalent, à bord depuis le chantier de Chicago. Il a tout vu, tout fait, des Grands Lacs jusqu'au Saint-Laurent. Carlota le rejoint pour la transat. Née au Mexique, basée à Lorient, expérience solide sur les grands événements de la voile. Le multicoque, elle connaît. Bernard complète l'équipage. Suisse, installé à Brest depuis longtemps, un palmarès qui parle pour lui. Une option étudiée depuis plusieurs semaines, qui s'est imposée d'évidence. Et puis il y a ce qu'ils portent en commun. La même idée de la voile que la nôtre, qu'elle soit course, plaisance ou découverte : un espace d'évasion, accessible. Éric les rejoindra jeudi. D'ici là, les trois préparent le bateau. Avitaillement de produits frais, vérifications, configuration de bord. Carlota arrive de Lorient avec les sacs de lyophilisés, déjà triés. Le quotidien d'une transat tient dans quelques kilos de sachets et beaucoup d'eau chaude. Cocorico IV aura passé dix ans outre-Atlantique. Sopra, Emotion, Areté, Cocorico IV. Quatre noms, plusieurs vies. Il est temps d'écrire le prochain chapitre en mer d'Iroise.


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