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Cap au large

  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

⛵ Cocorico 4 — 24/05 23:46 UTC 📍 43.3056° N, 54.8253° W SOG 14.5 kn · COG 164° FR 🇫🇷 Jeudi, dernière journée à quai. Le matin, visite du bateau pour une délégation de Rimouski : le maire, des représentants de l'université. Brest et Rimouski, c'est un lien qui existe depuis plus de quinze ans. Ambassadeurs informels de la cité du Ponant, nous avons été bien reçus et gâtés pour notre départ : chocolats, caramels. Ça peut paraître anecdotique mais soyons honnêtes, c'est plus réconfortant qu'un repas lyophilisé. L'après-midi, configuration transat avec la team : check matériel, avitaillement, rangement, derniers points sécurité. Le bateau passe en mode océan. Largage en fin de journée. Sortie de Rimouski au coucher du soleil. Descente du Saint-Laurent à vitesse réduite. Non pas que le bateau ne puisse pas aller plus vite ; il n'attend que ça. Mais l'objectif est de ne pas trop rattraper la dépression devant nous. On en profite : chacun prend ses marques. Répartition des rôles, contrôle des instruments, du matériel. Point de vigilance sur les batteries : ces quinze jours à quai, dans le froid canadien, sans charge régulière, ont peut-être impacté des cellules. On surveille, on analyse. Rien d'alarmant à ce stade. En début de semaine, Damian Foxall, qui vit au Québec et a navigué avec Éric sur la Volvo Ocean Race en 2015, nous a relayé un message de Transports Canada. Entre le 22 avril et le 30 juin, les navires transitant par le détroit de Cabot sont invités à ralentir à 10 nœuds ou moins, pour réduire le risque de collision avec les baleines noires de l'Atlantique Nord qui transitent en plus grand nombre à cette période. Résultat : on affale tout. À sec de toile comme dit Rico, seulement avec le mât-aile, on peine à rester sous les 10 nœuds avec 30 nœuds de vent réel. Nous n'avons pas eu la chance de voir ces mammifères emblématiques. Au moins, nous n'avons pas pris le risque d'en croiser un de trop près. Il fait froid. Très froid même. Pas simple de se réchauffer, même dans le sac de couchage. Mais on savoure chaque instant. Carlota et Bernard se font un petit déjeuner « en terrasse ». Le beurre est congelé, la confiture tient bon. Les temps de repas comptent vraiment à bord, pour le moral et pour l'équipage ; on en profite pour parler d'autre chose que de bateau, de manœuvre, de route. Un peu d'agitation sur le pont. Carlota a vu quelque chose à la poupe, ça pourrait ressembler à des mammifères. Des dauphins, des orques, on ne sait pas. Bernard en rigole : « dans la brochure touristique, c'est écrit baleine ». L'ambiance est bonne à bord. Le bateau glisse entre 15 et 20 nœuds de moyenne. Autres moments magiques du voyage : les levers et couchers de soleil. C'est presque toujours magique, en mer. Bon vent à la team.



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